samedi 26 janvier 2008
dimanche 20 janvier 2008
YouTube banni de Turquie

La raison ? Le site contenait soit disant des "insultes" à Mustafa Kemal Atatürk, fondateur de la République de Turquie. Et ça, c'est un crime.
C'est la première fois de ma vie que je fais l'expérience directe d'une censure aussi forte et d'une violation flagrante de mes droits. Des droits de l'homme.
Ca fait réfléchir.
samedi 8 décembre 2007
Le pays des jolis chevaux
Bref, au programme, descente dans un hôtel « 4 étoiles » qui en fait n’en mériterait que deux, avec buffet à volonté ou presque (tout gratos, sauf l’eau au dîner, allez comprendre), visite de villages troglodytes, de paysages géologiquement intéressants, d’une fabrique de vin (le savoir-faire frenchy n’a pas de souci à se faire, cocorico), d’un superbe atelier de céramique (visitez le site internet : http://www.duvarseramik.com.tr), soirée folklo avec alcool et bouffe à volonté, etc. On m’avait dit que le pays était très pauvre, mais je n’en ai pas du tout retiré la même impression. Au contraire, on peut apercevoir de nombreux nouveaux lotissements, des immeubles relativement modernes, etc. En tout cas, rien de miséreux.
Résultat : un gros rhume (on se les caille à mort là-bas), mais de belles photos. J’ai la flemme de faire plus long, donc vous vous contenterez de ces quelques paysages (et autres).
mardi 27 novembre 2007
Le musée archéologique d'Istanbul

Regroupant de façon à peu près chronologique (ou classées par civilisations) to
utes les trouvailles, le musée renferme nombre d’objets plus impressionnants les uns que les autres. Les nombreuses statues grecques sont généralement superbes, comme vous pourrez le constater sur les quelques photos qui suivent (désolé pour leur qualité, absence de flash oblige), et certains ‘monuments’ surprennent. Par exemple, rien de moins que le tombeau d’Alexandre le Grand ! Je ne savais même pas qu’on l’avait retrouvé, donc je me suis couché moins con ce jour-là. En plus, il a de la gueule. J’espère qu’on m’enterrera dans un truc du même genre, même si les possibilités pour que je devienne un grand chef de guerre conquérant des contrées inconnues soient infimes.
Le seul petit reproche que l’on pourrait faire est l’absence d’explications complètes pour les pièces les plus importantes. Il est alors certainement plus intéressant de parcourir le musée accompagné d’un guide. Ceci ne s’applique pas à la partie « Istanbul à travers les âges », qui est très bien fournie en explications mais malheureusement moins impressionnante que la plupart des autres sections, si ce n’est la présence de la lourde chaîne de métal qui servit à « fermer » la Corne d’Or lors de l’invasion ottomane de 1453 menée par Fatih Sultan Mehmet.
D’un point de vue juridique (désolé, mes études commencent à m’influencer, ça devient gênant), les étudiants nantais qui ont suivi le cours d’histoire du droit international de Dominique Gaurier en Licence 3 pourront retrouver des fragments du plus ancien traité international retrouvé à ce jour, « signé » entre Ramsès II et je ne sais plus qui (curieux, s’adresser à Wiki). Dans le même esprit, certains fragments du code d’Hammourabi, ou même de vieux contrats ! Amusant. Fascinant.
vendredi 23 novembre 2007
Le paradoxe des chiottes
Bref… Vous connaissez les toilettes « à la turque » ? Non ? Mais si, c’est ce genre de truc :

Bien. Et bah jusqu’ici j’en ai jamais vu à Istanbul. Cocasse, non ? C’est ça, le paradoxe des chiottes. Je sais, je viens de casser un mythe.
Des chiottes turques lambda, ça ressemble en fait à ça (cliquez pour les admirer de plus près) :
Là, vous me dites : « mais c’est pareil que chez nous ! ». Je vous réponds : « oui… mais non ».
Regardez bien.
Regardez plus près…
Là. Juste ici :
« Mais bordel de merde (LOL), qu’est ce que c’est que ce truc ? », soit en gros la question que tout le monde se pose en arrivant ici. Cette chose, que l’on nommera le Tuyau pour des convenances de communication, permet en fait de se laver l’anus. Vous tournez ce petit robinet, situé sur le côté des chiottes, et un agréable (!) jet d’eau froide provenant du Tuyau vient vous chatouiller les poils de cul. Marrant ! Tout est une question de puissance du jet et de position des fesses. Des années de pratique seront cependant nécessaires pour en faire une utilisation efficace.
Voilà, j’espère avoir grandement enrichi votre culture. Ne me remerciez pas.
PS : avis aux futurs étudiants Erasmus de l’université Galatasaray. Si vous pensiez faire un gros cake tranquille à la fac (si des mœurs pareilles existent), revoyez votre projet. Et pour cause, il n’y a pas de PQ à Galatasaray. Nulle part. Jamais. Trop cher, sans doute. Seul moyen : amener son papier ou se retenir jusqu’au retour à la maison (solution adoptée depuis longtemps par tous les étudiants de la fac de droit de Nantes).
mardi 30 octobre 2007
La Citerne Basilique
« La Citerne Basilique (en grec Βασιλικὴ κινστέρνη / Basilikè kinstérnè), aussi connue sous le nom turc Yerebatan Sarayı, est une gigantesque citerne souterraine de Constantinople, la capitale de l'Empire byzantin, dont elle est l'un des monuments les plus spectaculaires encore visibles aujourd'hui à Istanbul.
La citerne est située à l'ouest de Sainte-Sophie, entre la Mésé au sud, et l'église de la Théotokos des Chalkopratéia au nord. Elle fut construite par l'empereur Justinien dans le sous-sol d'un grand bâtiment à portiques, la Basilikè, après l'incendie de celui-ci lors de la Sédition Nika en 532. Procope de Césarée décrit longuement dans les Édifices la reconstruction de la Basilikè et les raisons de l'aménagement de cette vaste citerne :
« Creusant à une grande profondeur cette place et l'un des portiques, celui qui faisait face vers le sud, l'empereur Justinien créa un réservoir convenable pour l'été contenant les eaux en surabondance des autres saisons.» (Édifices, I, xi, 14-16)
Procope souligne à ce propos les grandes variations saisonnières du débit de l'aqueduc, une caractéristique qui rendit nécessaire le creusement de nombreuses citernes souterraines à Constantinople pour stocker l'eau l'hiver en vue de la saison estivale.
De plan rectangulaire, la Citerne Basilique mesure 138 x 64,6 m, et sa capacité est estimée à 78 000 m3, ce qui en fait la plus grande citerne de ce type à Constantinople. Sa paroi externe est un mur de maçonnerie de briques, mesurant 4 m d'épaisseur, et recouvert d'un enduit hydraulique. L'espace intérieur est subdivisé par 12 rangées de 28 colonnes, pour un total de 336 colonnes. Ces colonnes, monolithiques, mesurent 8 m de haut — alors qu'elles atteignent 12,4 m dans la citerne de Philoxenos (Binbirdirek) — et supportent des arcs et des voûtes de briques. La plupart sont surmontées de chapiteaux d'ordre corinthien, mais on trouve également des blocs d'imposte. Deux d'entre elles possèdent une base faite d'un bloc en remploi, présentant une tête de Méduse sculptée. L'entrecolonnement varie entre 4,75 et 5,10 m.
La Citerne Basilique a été utilisée comme cadre d'une scène du film Bons Baisers de Russie. »
Marrante, cette dernière anecdote… Faudra que je me remate le film ! Pour rester dans les références cinématographique, l’endroit m’a quelque peu rappelé les mines de la Moria du Seigneur des Anneaux, toutes proportions gardées.
Le peu de lumière ne m’a pas permis de prendre de jolies photos, donc veuillez m’excuser pour leur qualité médiocre. Je vous invite à faire une petite recherche sur Google Images si vous souhaitez en avoir de meilleures.
La photo qui suit n’a rien à voir mais je l’aime bien donc je voulais la mettre. Elle a été prise du pont de Galata, sur la Corne d’Or.
PS : j'ai enfin trouvé un logement pas trop mal, à Harbiye près de la place centrale Taksim. L'endroit est bruyant donc il n'est pas garanti que j'y reste très longtemps...
lundi 8 octobre 2007
D'un continent à l'autre




























