mardi 27 novembre 2007

Le musée archéologique d'Istanbul

Revenons à quelque chose de plus sérieux.



J’ai visité il y a quelques temps le musée archéologique d’Istanbul, situé dans le quartier de Sultanahmet, soit à côté des lieux touristiques les plus connus (Sainte-Sophie, Topkapı, etc). Pourtant, il est un peu caché donc attire moins de monde. C’est pas forcément un mal, mais c’est aussi un peu dommage car c’est certainement un des musées les plus passionnants qu’il m’ait été donné de visiter jusqu’ici.



Regroupant de façon à peu près chronologique (ou classées par civilisations) toutes les trouvailles, le musée renferme nombre d’objets plus impressionnants les uns que les autres. Les nombreuses statues grecques sont généralement superbes, comme vous pourrez le constater sur les quelques photos qui suivent (désolé pour leur qualité, absence de flash oblige), et certains ‘monuments’ surprennent. Par exemple, rien de moins que le tombeau d’Alexandre le Grand ! Je ne savais même pas qu’on l’avait retrouvé, donc je me suis couché moins con ce jour-là. En plus, il a de la gueule. J’espère qu’on m’enterrera dans un truc du même genre, même si les possibilités pour que je devienne un grand chef de guerre conquérant des contrées inconnues soient infimes.



Le seul petit reproche que l’on pourrait faire est l’absence d’explications complètes pour les pièces les plus importantes. Il est alors certainement plus intéressant de parcourir le musée accompagné d’un guide. Ceci ne s’applique pas à la partie « Istanbul à travers les âges », qui est très bien fournie en explications mais malheureusement moins impressionnante que la plupart des autres sections, si ce n’est la présence de la lourde chaîne de métal qui servit à « fermer » la Corne d’Or lors de l’invasion ottomane de 1453 menée par Fatih Sultan Mehmet.



D’un point de vue juridique (désolé, mes études commencent à m’influencer, ça devient gênant), les étudiants nantais qui ont suivi le cours d’histoire du droit international de Dominique Gaurier en Licence 3 pourront retrouver des fragments du plus ancien traité international retrouvé à ce jour, « signé » entre Ramsès II et je ne sais plus qui (curieux, s’adresser à Wiki). Dans le même esprit, certains fragments du code d’Hammourabi, ou même de vieux contrats ! Amusant. Fascinant.


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