lundi 5 mai 2008

Ankara

A l'occasion du centenaire de la Fondation pour l'éducation Galatasaray, une petite virée à Ankara était organisée. Tous frais payés, un train spécialement prévu pour l'occasion... On n'avait pas fait les choses à moitié.



Principale 'attraction', le passage à Anıtkabir, le mausolée d'Atatürk. En pratique, comme vous pourrez le constater sur les photos ci-dessus et dessous, c'est un temple à la gloire du fondateur de la République de Turquie et inauguré en 1953, quinze ans après sa mort. Un musée retrace son 'oeuvre', de la guerre d'indépendance aux réformes républicaines, le tout raconté d'un point de vue très (trop) turc, ce qui le rend assez hermétique aux étrangers. Le corps d'Atatürk, contrairement à ce que l'on pourrait penser en visitant simplement le temple, est enfermé dans une chambre mortuaire située sous le temple, véritable sanctuaire qui n'est ouvert que très exceptionnellement. Les visiteurs, en guise de consolation, peuvent observer l'imposante porte sculptée, ainsi qu'une vidéo de l'intérieur de la chambre, en direct et en continu s'il vous plaît !



Tel le Parthénon à Athènes, Anıtkabir surplombe la ville d'Ankara, principalement constituée d'un enchevêtrement d'immeubles, une sorte de cité géante. Pourtant, dès qu'on sort de la ville, des lotissements pour riches fleurissent, avec beaucoup d'espace et de jardins, chose assez exceptionnelle pour nous autres stambouliotes.

Voici pour terminer des photos et une vidéo du voyage en train, d'Ankara à Istanbul.



jeudi 3 avril 2008

Deivid contre Goliath

Le club turc de Fenerbahçe, après avoir battu Seville en huitième de finale de la Ligue des Champions, a réitéré l'exploit en battant 2 buts à 1 le club anglais de Chelsea. Un nul suffira au match retour pour leur assurer une place en demi-finale.

Artisan de la victoire, Deivid, un des nombreux joueurs brésiliens de l'équipe. Pourtant, le match a mal débuté pour lui puisqu'il a planté un magnifique "csc" pour l'adversaire... Encore une fois, le scénario s'est répété. Contre Seville, c'est le gardien Volkan qui avait fait deux énormes erreurs avant de sauver son club en arrêtant pas moins de trois penalties. Hier, face à un Chelsea léthargique qui ne s'est procuré quasiment aucune occasion sérieuse face à des turcs réalistes et un Volkan cette fois-ci en grande forme, Deivid s'est racheté en offrant le magnifique but de la victoire à Fenerbahçe, une frappe de 30 mètres sortie de nulle part. Etonnant joueur qui explose après être passé totalement inaperçu aux Girondins de Bordeaux.

Le lendemain, tout le monde arborait le maillot de Fenerbahçe dans les rues. Scène étonnante que de voir nombre d'étudiants "fenerli" (fan de Fener) arborer le maillot du club au sein même de l'Université Galatasaray, pourtant liée au club ennemi juré du même nom. Mais comme l'a affirmé le professeur Erdoğan Bülbül, "je suis supporter de Galatasaray mais hier mon coeur battait également pour Fenerbahçe". Ah, que c'est beau...

Dans tous les cas, rendez-vous mardi prochain à Stamford Bridge. Et ça va chier, c'est moi qui vous le dis.

jeudi 20 mars 2008

Zidane, Materazzi et Monsieur Biays

Une pensée pour Joël-Pascal Biays, professeur de droit public et recteur adjoint de l'Université Galatasaray, décédé subitement le 13 mars dernier.

Nous ne suivions ses cours que depuis le début du second semestre mais dès le départ, nous pouvions déceler chez lui un grand sens de la pédagogie et une grande proximité avec ses élèves, deux éléments primordiaux qui font pourtant défaut à moult professeurs de droit.

C'est pourquoi je préfère laisser parler ceux qui le connaissaient mieux. Ceux qui sont intéressés pourront donc retrouver quelques mots touchants en cliquant sur les liens suivants :



"Quand Zidane donne un coup de boule à Materazzi, et que la FFF sanctionne Zidane, c'est un acte administratif..."


samedi 8 mars 2008

Kar

Je ne veux pas parler de ça :

Mais bel et bien de ça :

22cm de neige ! Une tempête non-stop pendant tout un week-end, résultat : routes impraticables, écoles et universités fermées, mais un paysage renouvelé...














En prime, la première vidéo de ce blog :

mercredi 6 février 2008

Tiens, tiens...

Cherchant (en vain) un moyen pour regarder le match de football Espagne - France ce soir depuis la Turquie, sachant que TF1 n'a pas daigné mettre en place un streaming et qu'Eurosport préfère diffuser du billard (sic), j'ai dû me tourner vers quelque chose de moins "conventionnel".

Pensant avoir trouvé la solution, ma surprise a été grande de voir que le site http://www.sopcast.org/, qui me permettrait de regarder ce match, a également été censuré. Impossible d'y accéder : l'utilisateur fait face au même type de message que celui utilisé pour la fermeture de YouTube (cf le précédent article).

Décidément...

samedi 26 janvier 2008

dimanche 20 janvier 2008

YouTube banni de Turquie

Par décision d'un tribunal stambouliote, le site YouTube est désormais inaccessible en Turquie. Essayez, et vous tombez sur ça :


La raison ? Le site contenait soit disant des "insultes" à Mustafa Kemal Atatürk, fondateur de la République de Turquie. Et ça, c'est un crime.

C'est la première fois de ma vie que je fais l'expérience directe d'une censure aussi forte et d'une violation flagrante de mes droits. Des droits de l'homme.

Ca fait réfléchir.

samedi 8 décembre 2007

Le pays des jolis chevaux

Ou « Katpatuka » en perse, qui après quelques milliers d’années donne « Cappadoce ». En gros, c’est la région en plein milieu de la Turquie, et j’y suis allé pour un week-end. Quel bonheur de retrouver un peu de nature après quelques mois passés dans l’enfer urbain d’Istanbul !

Bref, au programme, descente dans un hôtel « 4 étoiles » qui en fait n’en mériterait que deux, avec buffet à volonté ou presque (tout gratos, sauf l’eau au dîner, allez comprendre), visite de villages troglodytes, de paysages géologiquement intéressants, d’une fabrique de vin (le savoir-faire frenchy n’a pas de souci à se faire, cocorico), d’un superbe atelier de céramique (visitez le site internet : http://www.duvarseramik.com.tr), soirée folklo avec alcool et bouffe à volonté, etc. On m’avait dit que le pays était très pauvre, mais je n’en ai pas du tout retiré la même impression. Au contraire, on peut apercevoir de nombreux nouveaux lotissements, des immeubles relativement modernes, etc. En tout cas, rien de miséreux.

Résultat : un gros rhume (on se les caille à mort là-bas), mais de belles photos. J’ai la flemme de faire plus long, donc vous vous contenterez de ces quelques paysages (et autres).



mardi 27 novembre 2007

Le musée archéologique d'Istanbul

Revenons à quelque chose de plus sérieux.



J’ai visité il y a quelques temps le musée archéologique d’Istanbul, situé dans le quartier de Sultanahmet, soit à côté des lieux touristiques les plus connus (Sainte-Sophie, Topkapı, etc). Pourtant, il est un peu caché donc attire moins de monde. C’est pas forcément un mal, mais c’est aussi un peu dommage car c’est certainement un des musées les plus passionnants qu’il m’ait été donné de visiter jusqu’ici.



Regroupant de façon à peu près chronologique (ou classées par civilisations) toutes les trouvailles, le musée renferme nombre d’objets plus impressionnants les uns que les autres. Les nombreuses statues grecques sont généralement superbes, comme vous pourrez le constater sur les quelques photos qui suivent (désolé pour leur qualité, absence de flash oblige), et certains ‘monuments’ surprennent. Par exemple, rien de moins que le tombeau d’Alexandre le Grand ! Je ne savais même pas qu’on l’avait retrouvé, donc je me suis couché moins con ce jour-là. En plus, il a de la gueule. J’espère qu’on m’enterrera dans un truc du même genre, même si les possibilités pour que je devienne un grand chef de guerre conquérant des contrées inconnues soient infimes.



Le seul petit reproche que l’on pourrait faire est l’absence d’explications complètes pour les pièces les plus importantes. Il est alors certainement plus intéressant de parcourir le musée accompagné d’un guide. Ceci ne s’applique pas à la partie « Istanbul à travers les âges », qui est très bien fournie en explications mais malheureusement moins impressionnante que la plupart des autres sections, si ce n’est la présence de la lourde chaîne de métal qui servit à « fermer » la Corne d’Or lors de l’invasion ottomane de 1453 menée par Fatih Sultan Mehmet.



D’un point de vue juridique (désolé, mes études commencent à m’influencer, ça devient gênant), les étudiants nantais qui ont suivi le cours d’histoire du droit international de Dominique Gaurier en Licence 3 pourront retrouver des fragments du plus ancien traité international retrouvé à ce jour, « signé » entre Ramsès II et je ne sais plus qui (curieux, s’adresser à Wiki). Dans le même esprit, certains fragments du code d’Hammourabi, ou même de vieux contrats ! Amusant. Fascinant.


vendredi 23 novembre 2007

Le paradoxe des chiottes

Un sujet qui va passionner les foules, j’en suis certain.

Bref… Vous connaissez les toilettes « à la turque » ? Non ? Mais si, c’est ce genre de truc :

Bien. Et bah jusqu’ici j’en ai jamais vu à Istanbul. Cocasse, non ? C’est ça, le paradoxe des chiottes. Je sais, je viens de casser un mythe.


Des chiottes turques lambda, ça ressemble en fait à ça (cliquez pour les admirer de plus près) :

Là, vous me dites : « mais c’est pareil que chez nous ! ». Je vous réponds : « oui… mais non ».

Regardez bien.




Regardez plus près…




Là. Juste ici :

« Mais bordel de merde (LOL), qu’est ce que c’est que ce truc ? », soit en gros la question que tout le monde se pose en arrivant ici. Cette chose, que l’on nommera le Tuyau pour des convenances de communication, permet en fait de se laver l’anus. Vous tournez ce petit robinet, situé sur le côté des chiottes, et un agréable (!) jet d’eau froide provenant du Tuyau vient vous chatouiller les poils de cul. Marrant ! Tout est une question de puissance du jet et de position des fesses. Des années de pratique seront cependant nécessaires pour en faire une utilisation efficace.

Voilà, j’espère avoir grandement enrichi votre culture. Ne me remerciez pas.



PS : avis aux futurs étudiants Erasmus de l’université Galatasaray. Si vous pensiez faire un gros cake tranquille à la fac (si des mœurs pareilles existent), revoyez votre projet. Et pour cause, il n’y a pas de PQ à Galatasaray. Nulle part. Jamais. Trop cher, sans doute. Seul moyen : amener son papier ou se retenir jusqu’au retour à la maison (solution adoptée depuis longtemps par tous les étudiants de la fac de droit de Nantes).