… mission impossible ?
Arrivé le 16 septembre dernier, je n’ai toujours pas pu trouver de logement. On m’avait pourtant assuré que ce serait facile. L’université Galatasaray ne disposant que d’un dortoir uniquement réservé aux personnes de sexe féminin (sans commentaire), chaque étudiant Erasmus doit se débrouiller pour trouver un endroit où dormir. Ce n’est pas une partie de plaisir.
Bien sûr, quelques étudiants aident bénévolement les étrangers pour trouver un logement, mais ils sont souvent débordés et les offres ne sont pas si nombreuses que l’on a bien voulu me faire croire. D’abord, il faut savoir que les studios que l’on connaît en France n’existent pas ici en Turquie. Il n’existe pas non plus de résidence universitaire. D’autre part, étant étranger, il n’est pas judicieux de passer par une agence, car les commissions sont exorbitantes et les cautions ne sont généralement pas rendues à la fin du séjour. Enfin, la quasi-totalité des appartements ne sont pas meublés. La seule solution valable pour un étudiant étranger à Istanbul est donc la colocation avec des autochtones, qui eux seuls auront des chambres meublées.
Depuis mon arrivée, j’ai eu quelques offres. L’une des chambres était vraiment minuscule (à peine la place pour un lit), l’autre était plutôt bien mais trop chère. L’immobilier à Istanbul vit actuellement un grand « boom », et certains essaient de profiter des étudiants étrangers. De toute manière, j’aurais dû donner ma réponse pour ces chambres quelques jours après les avoir visitées, et cela me semblait beaucoup trop court. Je pensais alors pouvoir trouver autre chose.
Heureusement, on m’a proposé une chambre dans un appartement dont le propriétaire n’est autre que l’université elle-même. Il y avait eu des problèmes avec les précédents locataires Erasmus, donc le responsable préférait s’assurer que les gens qui y logeraient seraient sérieux. Je le suis, donc on me l’a proposé. On m’a assuré que ce serait un appartement « de luxe », entièrement meublé, très bien placé, etc. Pensant avoir trouvé mon bonheur et faisant confiance à ce qu’on me dit, je refuse une autre offre que j’avais trouvée sur Internet entre temps.
Une semaine passe. Vendredi dernier, j’ai pu enfin visiter l’appartement en question. Situé au dernier étage de l’immeuble, on peut dire sans mauvais jeu de mot que je suis tombé de haut. Ce lieu (je n’ose pas l’appeler appartement) ressemblait à un squat abandonné par des SDF depuis cinq mois. Du vieux pain était devenu noir de pourriture dans un placard de la cuisine, des fourmis essayaient de se repaître de tous les aliments restés sur place, le frigo était noir de crasse, les WC ne fonctionnaient pas et dégageaient une odeur insupportable, les matelas étaient souillés, bref cet endroit était tout simplement invivable (dommage, je n’ai pas pris de photos). Et on me dit que c’est à nous de nettoyer ça ? Non merci, je ne vais pas nettoyer la crasse des autres. Si l’université est propriétaire, pourquoi personne n’est venu depuis cinq mois pour vérifier l’état et effectuer les réparations et le nettoyage qui s’imposent ? Mystère. Dans tous les cas, une autre offre venait de tomber à l’eau.
Nous sommes maintenant au mois d’octobre, et les offres se font rares. Fort heureusement, je peux rester chez l’amie qui m’héberge depuis déjà deux semaines jusqu’à ce que je trouve un logement. Mais je vous avoue que jusqu’ici, il y a de quoi désespérer… Cela dit, rassurez-vous, le prochain article sera plus réjouissant.
13 commentaires:
Ouch... bon courage dans la recherche d'appart Pierrot ! Tu commences quand les cours, si ce n'est déjà fait ?
Je commence demain... Pour l'instant j'ai que dix heures de cours par semaine :D.
Ah, le doux bonheur de la fac =D Mais j'imagine qu'en Droit il est *peut-être* vrai que tu dois dépenser une belle partie de tout ce beau temps libre à plancher sur des mémoires et autres papiers copieux à rendre ?
Euh... non, je vais mm pas faire de memoire :D
J ai tout un cours qui saute donc en fait j ai que 8h de cours (en theorie car je sais deja que demain je n ai pas cours car le prof n est pas encore arrive en Turquie).
Bref, c est le bordel ici, comme en France.
Elle est jolie ton amie qui t'héberge ? Si oui, reste chez elle :)
Coquinou, va...
Salut Mid, c'est MCP du forum KM. Je prends enfin le temps de visiter ton blog. Alors comment ça va ? Je vois que tu galères encore pour ton appart. Cela dit, profite de l'hospitalité de ton amie... ça créé des liens.
Tu as pu te procurer Pictures ?
Bonne route.
Ravi de te voir ici :)
Je n'ai vu aucun Pictures en magasin jusqu'ici, malheureusement...
A priori, il y aurait de nouvelles offres de logement, mais pour l'instant on ne me répond pas. J'attends !!
Salut,
Je suis tombé par hasard sur ton article. Je suis erasmus aussi je viens de belgique je suis ici pour un an et j etudie en ce moment a Mimar Sinan universitesi. Je trouve que t abuse un peu sans vouloir t offancer. C est vrai il n y a pas de systeme de residence universitaire ici mais il y a tellement de d appart, que quand on cherche un peu on trouve. J ai trouver un chouette truc a ortakoy mais c est vrai j ai galere avant de tomber dessus j ai loger a l hotel, j ai chercher pendant 4jours sans repis mais j ai trouver.
Donc si ta toujours pas trouver, continue de chercher qui cherche trouve cheri.
ET AU PASSAGE QUAND ON CRITIQUE CRITIQUE, IL FAUT TOUJOURS PAS OUBLIER DE METTRE LES BONS COTES DES CHOSES D ISTANBUL!!!!!
Bonne continuation...
Chacun vit une expérience différente, j'ai fait part de la mienne. Non, je "n'abuse" pas, je ne fais que raconter. Les avis que j'ai recueilli vont dans les deux sens, donc ton expérience ne reflète pas la situation dans son ensemble.
De plus, je pense que tu n'as pas pris en compte tous les éléments que j'ai évoqués. Au mois de septembre, oui il y a beaucoup d'offres. J'en avais accepté une, provenant de l'université elle-même. Or, ce n'était pas vivable. Après cela, tu peux me croire c'est une autre paire de manches pour avoir des offres abordables. Je ne voulais pas passer par une agence immobilière pour éviter les frais et tout ce qui s'en suit. C'était peut-être une erreur, je l'avoue.
Dans tous les cas, l'immobilier à Istanbul (du moins côté européen) est souvent très cher et pas forcément bien entretenu.
Au final, je suis toujours du côté asiatique. Je me suis habitué aux transports et le confort de vie est incomparable avec le côté européen. En plus, traverser le Bosphore tous les jours a un côté sympa.
Je terminerais en disant que si tu prenais le temps de bien lire tout ce blog, tu remarquerais que je suis loin de simplement "critiquer". J'essaie d'avoir un regard honnête et je n'hésite pas à évoquer le "bon côté des choses" (en l'occurence, pour le logement, je ne trouve pas qu'il y ait beaucoup de bons côtés).
Ah, et j'oubliais : je n'aime pas trop le ton que tu emploies, "chéri".
cheriE... :D
salut
je suis tombé par hasard sur ton blog je suis étudiant en licence à nantes
je pars sans doute l'année prochaine en master 1 de droit à l'université de galatasaray
tu aurais quelques infos a me filer stp? les cours sont interessants? il y a moyen de parler anglais régulièrement? l'enseignement du turc est obligatoire?
merci d'avance
bonjour à tous, je part aussi l'année prochaine faire une license de droit du côté de Galatasaray, en me balladant sur les forums, j'ai vu qu'il été plus facile de se trouver une collocs, ou même si on peut s'entraider pour trouver un appart, je vous laisse maon mail à tous hasard
Hentouane@laposte.net
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