mardi 30 octobre 2007

La Citerne Basilique

Un endroit assez sympathique que j’ai visité au mois de septembre mais dont je n’avais pas pris le temps de parler. Le fascicule donné à l’intérieur de l’édifice étant écrit dans un français pas vraiment correct, je préfère encore une fois faire appel à mon ami Wikipédia :

« La Citerne Basilique (en grec Βασιλικὴ κινστέρνη / Basilikè kinstérnè), aussi connue sous le nom turc Yerebatan Sarayı, est une gigantesque citerne souterraine de Constantinople, la capitale de l'Empire byzantin, dont elle est l'un des monuments les plus spectaculaires encore visibles aujourd'hui à Istanbul.


La citerne est située à l'ouest de Sainte-Sophie, entre la Mésé au sud, et l'église de la Théotokos des Chalkopratéia au nord. Elle fut construite par l'empereur Justinien dans le sous-sol d'un grand bâtiment à portiques, la Basilikè, après l'incendie de celui-ci lors de la Sédition Nika en 532. Procope de Césarée décrit longuement dans les Édifices la reconstruction de la Basilikè et les raisons de l'aménagement de cette vaste citerne :

« Creusant à une grande profondeur cette place et l'un des portiques, celui qui faisait face vers le sud, l'empereur Justinien créa un réservoir convenable pour l'été contenant les eaux en surabondance des autres saisons.» (Édifices, I, xi, 14-16)

Procope souligne à ce propos les grandes variations saisonnières du débit de l'aqueduc, une caractéristique qui rendit nécessaire le creusement de nombreuses citernes souterraines à Constantinople pour stocker l'eau l'hiver en vue de la saison estivale.


De plan rectangulaire, la Citerne Basilique mesure 138 x 64,6 m, et sa capacité est estimée à 78 000 m3, ce qui en fait la plus grande citerne de ce type à Constantinople. Sa paroi externe est un mur de maçonnerie de briques, mesurant 4 m d'épaisseur, et recouvert d'un enduit hydraulique. L'espace intérieur est subdivisé par 12 rangées de 28 colonnes, pour un total de 336 colonnes. Ces colonnes, monolithiques, mesurent 8 m de haut — alors qu'elles atteignent 12,4 m dans la citerne de Philoxenos (Binbirdirek) — et supportent des arcs et des voûtes de briques. La plupart sont surmontées de chapiteaux d'ordre corinthien, mais on trouve également des blocs d'imposte. Deux d'entre elles possèdent une base faite d'un bloc en remploi, présentant une tête de Méduse sculptée. L'entrecolonnement varie entre 4,75 et 5,10 m.

La Citerne Basilique a été utilisée comme cadre d'une scène du film Bons Baisers de Russie. »

Marrante, cette dernière anecdote… Faudra que je me remate le film ! Pour rester dans les références cinématographique, l’endroit m’a quelque peu rappelé les mines de la Moria du Seigneur des Anneaux, toutes proportions gardées.

Le peu de lumière ne m’a pas permis de prendre de jolies photos, donc veuillez m’excuser pour leur qualité médiocre. Je vous invite à faire une petite recherche sur Google Images si vous souhaitez en avoir de meilleures.



La photo qui suit n’a rien à voir mais je l’aime bien donc je voulais la mettre. Elle a été prise du pont de Galata, sur la Corne d’Or.



PS : j'ai enfin trouvé un logement pas trop mal, à Harbiye près de la place centrale Taksim. L'endroit est bruyant donc il n'est pas garanti que j'y reste très longtemps...

lundi 8 octobre 2007

D'un continent à l'autre

Quelques photos de la traversée de Kadıköy (côté asiatique) à Karaköy (côté européen), à bord d'un vapur (bateau à vapeur, théoriquement). On peut apercevoir Sainte-Sophie, la Mosquée Bleue et le palais de Topkapı.

Pour les nuls, je rappelle qu'il est possible de cliquer sur les images pour les voir en plus grand format.








Galatasaray Üniversitesi

Pour commencer, un peu d’histoire (extrait de Wikipédia) :

« L’université Galatasaray fut créée le 14 avril 1992 suite à un accord entre la France et la Turquie signé par les présidents François Mitterrand et Turgut Özal.

Il s’agit de l'unique université francophone et également la seule université établie par un traité international en Turquie. Considérée comme l’un des meilleurs établissements d'enseignement universitaire turcs, l’Université Galatasaray comprend cinq facultés (Sciences Économiques et Administratives, Droit, Lettres, Communication, Génie) et deux instituts (Sciences Sociales, Sciences Exactes) et abrite 200 enseignants et 2500 étudiants.

Bien que la création de l'université est relativement récente, elle fait partie d'une tradition d'enseignement francophone séculaire en Turquie. Elle reste l'une des plus prestigieuses institutions éducatives qui irrigue la société turque depuis le XIXe siècle, avec le Lycée de Galatasaray établi en 1868 et destiné à former des cadres supérieurs francophones pour l'administration ottomane. L'Université Galatasaray fait partie de la Fondation Galatasaray pour l'Education (GEV) qui gère l'école maternelle, l'école primaire, le lycée et l'université à la fois. Cette fondation fut établie le 29 février 1981 par l'homme d'affaires et un ancien du Lycée de Galatasaray, İnan Kıraç. »



Pour les amateurs de football, le fameux club Galatasaray est également issu de cette organisation. L’université possède même une île sur le Bosphore (sic). Il paraît que les footballeurs peuvent aller s’y reposer. Et les étudiants alors ? Les pauvres petits Erasmus qui comme moi n’ont que deux heures de cours par semaine ?

Ouais, vous avez bien lu : ces deux premières semaines, je n’ai que deux heures de cours. Et ça craint un peu, parce que tout le temps libre, il faut l’occuper. La faute à certains professeurs qui ne sont toujours pas arrivés en Turquie (sic). L’organisation semble avoir également été pompée sur les facultés françaises, ahahah… Allez, j’arrête d’être méchant, il faut avouer qu’ici le personnel administratif est beaucoup plus accueillant et sympathique qu’à Nantes. Vous me direz, c’est pas dur, car quand on dit à peine bonjour et qu’on donne l’impression que la personne en face de vous est un petit merdeux qui vient faire chier, la marge de progression est énorme.

Ah, le cadre aussi est un peu plus intéressant. Doux euphémisme. Exit le pauvre bunker dégueulasse de la faculté de Nantes (ah, on me dit que cette chose n’est pas un vestige de la seconde guerre mondiale ? Autant pour moi !), place aux anciens bâtiments ottomans du XIXe siècle avec vue sur le Bosphore. Tout de suite, ça change. Par contre, on ne peut pas dire que ce paysage incite à travailler, du moins pas le droit ou les sciences politiques. Jugez par vous-même !



lundi 1 octobre 2007

Trouver un logement à Istanbul…

… mission impossible ?

Arrivé le 16 septembre dernier, je n’ai toujours pas pu trouver de logement. On m’avait pourtant assuré que ce serait facile. L’université Galatasaray ne disposant que d’un dortoir uniquement réservé aux personnes de sexe féminin (sans commentaire), chaque étudiant Erasmus doit se débrouiller pour trouver un endroit où dormir. Ce n’est pas une partie de plaisir.

Bien sûr, quelques étudiants aident bénévolement les étrangers pour trouver un logement, mais ils sont souvent débordés et les offres ne sont pas si nombreuses que l’on a bien voulu me faire croire. D’abord, il faut savoir que les studios que l’on connaît en France n’existent pas ici en Turquie. Il n’existe pas non plus de résidence universitaire. D’autre part, étant étranger, il n’est pas judicieux de passer par une agence, car les commissions sont exorbitantes et les cautions ne sont généralement pas rendues à la fin du séjour. Enfin, la quasi-totalité des appartements ne sont pas meublés. La seule solution valable pour un étudiant étranger à Istanbul est donc la colocation avec des autochtones, qui eux seuls auront des chambres meublées.

Depuis mon arrivée, j’ai eu quelques offres. L’une des chambres était vraiment minuscule (à peine la place pour un lit), l’autre était plutôt bien mais trop chère. L’immobilier à Istanbul vit actuellement un grand « boom », et certains essaient de profiter des étudiants étrangers. De toute manière, j’aurais dû donner ma réponse pour ces chambres quelques jours après les avoir visitées, et cela me semblait beaucoup trop court. Je pensais alors pouvoir trouver autre chose.

Heureusement, on m’a proposé une chambre dans un appartement dont le propriétaire n’est autre que l’université elle-même. Il y avait eu des problèmes avec les précédents locataires Erasmus, donc le responsable préférait s’assurer que les gens qui y logeraient seraient sérieux. Je le suis, donc on me l’a proposé. On m’a assuré que ce serait un appartement « de luxe », entièrement meublé, très bien placé, etc. Pensant avoir trouvé mon bonheur et faisant confiance à ce qu’on me dit, je refuse une autre offre que j’avais trouvée sur Internet entre temps.

Une semaine passe. Vendredi dernier, j’ai pu enfin visiter l’appartement en question. Situé au dernier étage de l’immeuble, on peut dire sans mauvais jeu de mot que je suis tombé de haut. Ce lieu (je n’ose pas l’appeler appartement) ressemblait à un squat abandonné par des SDF depuis cinq mois. Du vieux pain était devenu noir de pourriture dans un placard de la cuisine, des fourmis essayaient de se repaître de tous les aliments restés sur place, le frigo était noir de crasse, les WC ne fonctionnaient pas et dégageaient une odeur insupportable, les matelas étaient souillés, bref cet endroit était tout simplement invivable (dommage, je n’ai pas pris de photos). Et on me dit que c’est à nous de nettoyer ça ? Non merci, je ne vais pas nettoyer la crasse des autres. Si l’université est propriétaire, pourquoi personne n’est venu depuis cinq mois pour vérifier l’état et effectuer les réparations et le nettoyage qui s’imposent ? Mystère. Dans tous les cas, une autre offre venait de tomber à l’eau.

Nous sommes maintenant au mois d’octobre, et les offres se font rares. Fort heureusement, je peux rester chez l’amie qui m’héberge depuis déjà deux semaines jusqu’à ce que je trouve un logement. Mais je vous avoue que jusqu’ici, il y a de quoi désespérer… Cela dit, rassurez-vous, le prochain article sera plus réjouissant.